« L' Abstraction  »

1980-1995

La matérialité d’une œuvre n’est importante que si elle véhicule une qualité d’existence, de sensibilité, de signifiance.

 

Comment cette matière devient chose ?

Comment cette chose devient matière ?

 

 

Fabrice Rebeyrolle, notes d'atelier, 1992

La peinture de Fabrice Rebeyrolle invite à penser, non à raisonner.

Elle ne repose sur aucun sujet, elle n’est liée à aucune anecdote.

 

Espace, support et formats, matériaux : voilà tout l’univers du peintre, avec quoi il mettra en scène comme dans les mythes, ce qui est sans doute la finalité de tout art.

 

Parvenir jusqu’au point où bute la pensée, avancer à travers un territoire que ne saurait décrire aucun nom intelligible.

La démarche de Fabrice Rebeyrolle nous fait entrer dans la réalité la plus mystérieuse de l’art, faite d’une alchimie où se mêlent la règle et l’émotion.

 

Jean- Luc Chalumeau, In Opus International (extraits), Novembre 1990

 

Selection 1980 - 1989

La peinture de Fabrice Rebeyrolle est constamment le vivant et vibrant reflet de son amour-passion pour la découverte, l’expérimentation picturale.

 

Son action incessamment évolutive, le révèle comme un de ces trop rares artistes dont les propositions esthétiques  sont faites au fil d’une œuvre savante et réfléchie mais également violente et même rageuse dans son élaboration.

 

Patrick- Gilles Persin, In Cimaises  (extraits), Juin 1991

 

Pour Fabrice Rebeyrolle , l’acte de peindre, correspond à un état de vibration et de réceptacle : une attitude mentale permanente qui développe sa propre intuition.

 

C’est un peintre de la matière, c'est-à-dire de couleurs tant travaillées qu’elles en deviennent

formes, reliefs, que leur texture rappelle le sable,  la terre, l’ardoise, l’éclat de pierres, le végétal séché déjà enfoui.

 

Son travail arrivé à maturité, comme si tous les ingrédients qui constituent sa spécificité, à présent au- delà de leur maîtrise, s’harmonisaient en une unité.

 

Laurence Pythoud, In L'œil (extraits), Mars 1994

Selection 1990 - 1997

L’œuvre de Fabrice Rebeyrolle, d’extrême présence, comme la mémoire secrète de l’humanité, absorbe sereinement les trop séduisantes surfaces.

 

 

Couleurs d’âme obscure, la matière éternelle, épurée, adoucie en longs murmures, délivre une parole d’avant - message, creusée dans la terre.

 

 

Un souffle profond, dans une brume d’éloignement, se dépose sur la toile.

 

 

Et d’infimes fractures, comme l’écho oublié d’une nostalgie lointaine, signent les traces intimes des meurtrissures vitales.

 

 

Christian Noorbergen, Quand les rêves de la matière traverse les signes (extraits), In Libération, Avril 1994

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Catalogue

Musée de Soisson

1992

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Catalogue

Galerie Gimaray

1994

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Catalogue

Galerie JPF

1994

« D’années en années, cet artiste s’impose parmi les meilleurs peintres abstraits de sa génération.

Chacune de ses œuvres est un spectacle qui enchante le regard. »​

 

Marc Hérissé, In La gazette de Drouot (extraits), Mars 1996