Fabrice Rebeyrolle
Peintre, Graveur, Editeur

2011
Selva Oscura
Per una selva oscura
Au milieu du chemin de notre vie
Je me retrouvais par une nuit obscure
Car la voie droite était perdue.
Ah dire ce qu’elle était chose dure
Cette forêt féroce et âpre et forte
Qui ranime la peur dans la pensée.
Dante, « La divine comédie », l’Enfer, Chant I
La forêt est le lieu où les perceptions se confondent, révélant certaines dimensions cachées du temps et de la conscience ; Lieu de souvenirs enfouis, de peur et de rêves, de mythes et de symboles. C’est aussi le lieu des métamorphoses. Une forêt de l’être, une forêt de l’intérieur qui révèle l’ombre portée de la peinture.
A l’évidence, Fabrice Rebeyrolle ose la réduction drastique du nombre de motifs.
Âpre et forte sera décidément sa forêt : sans concessions, sans échappées anecdotiques.
La forêt, en certains lieux d’effroi, courbée sous d’anciennes tempêtes, pousse des cris muets.
Nous pénétrons dans les lieux de l’inexplicable, de l’irreprésentable, lieux qui sont cependant aux origines du rythme, aux racines perdues de la musique.
Jamais le noir ne règnera sans partage. Le bleu du ciel réapparait au centre d’une vaste clairière.
Air et forêt ne feront qu’un même corps qui jamais ne sera poussière.
Dante ne saura plus que penser.
Au bout d’un « chemin qui ne mène nulle part », le temps du silence est venu.
Philippe André, « Selva Oscura », Extraits, Février 2012
Livre(s)-d'artiste
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Titre expo
Lieu #1
Lieu #2
Année


« Selva Oscura »
2012
Galerie FJ - Amsterdam
Préface de Philippe André






































