Fabrice Rebeyrolle
Peintre, Graveur, Editeur

2026
Les lointains
Ce qui demeure entre deux battements
Les lointains ordonnent l’espace, dessinent un « au-delà ». Ils suggèrent le connu et l’inconnu, l’accessible, l’inaccessible. Peindre les lointains ne relève pas de la description mais de l’empreinte. Cette série engage une pensée de la stratification plutôt que de la représentation La peinture agit ici comme un acte d’archéologie sensible. Elle n’organise pas l’espace mais le met en tension. Sous la matière persistent les vestiges. Ce qui affleure à la surface n’est jamais horizon stable mais la trace d’un passage, d’un regard déjà altéré par le temps. La surface devient sol, peau, mémoire. Ce territoire peint ne se donne pas comme une géographie reconnaissable : il est un champ de rémanences, un sol travaillé par strates successives, un palimpseste actif où chaque geste recouvre et révèle à la fois. Le lointain n’est pas devant nous, il vit en profondeur et s’enfouit dans le corps du papier, dans l’épaisseur du tableau. Ces peintures récentes ne cherchent ni le spectaculaire, ni la démonstration et ne sont pas non plus une réponse au monde. Elles tentent d’ouvrir un temps possible ? Chaque tableau est un lieu de retenue et semble parfois inachevé. Cette fragilité n’est pas un manque. Elle est une éthique Paysages intérieurs, désertés, entamés par l’absence, tout ici parle de ce qui demeure quand tout a disparu dans une même tension : celle de la finitude habitée. Il n’y a pas de récit linéaire, mais une constellation d’instants : un ciel avant la nuit, un visage avant la parole, un lieu avant l’abandon La nature n’est pas un décor, elle est conscience. Ce qui demeure entre deux battements, c’est peut-être cela, aujourd’hui, le rôle que permet de rendre visible la peinture.
Fabrice Rebeyrolle - Notes d’atelier - 2026
Livre(s)-d'artiste
Livre(s)-objet
Gravure(s)
Objet(s)
Titre expo
Lieu #1
Lieu #2
Année


Faire Paysage
2026
Domaine de Varye, Saint Doulchard

« Peintures récentes »
1990
Galerie K - Paris
Préface de Jean- Luc Chalumeau

« Grands formats »
1991
Galerie K - Amsterdam
Préface Patrick- Gilles Persin






